Une dizaine d’années plus tard, de nouvelles difficultés se pointent à l’horizon, suite à la décision d’aménager des zones industrielles régionales à Potaschberg et dans l’enceinte du port de Mertert. Si les disponibilités restent, au départ, suffisantes pour faire face à la nouvelle situation, il faut par contre se rendre à l'évidence que les réseaux qui ont été dimensionnés pour les besoins des années 1950 fonctionnent maintenant à la limite de leurs capacités et que toute nouvelle hausse des débits risque d’entraîner une surcharge de ces réseaux. Une analyse détaillée de la situation, dressée en 1987 par les services de la Division des Eaux des Ponts et Chaussées, confirme l’existence d’un certain nombre de points critiques au niveau régional, résultant notamment de l’insuffisance des réseaux syndicaux et de la piètre qualité des eaux de certaines sources locales encore en exploitation à défaut d’autres disponibilités. La solution d’ensemble préconisée par la Division des Eaux prévoit: -
la construction d’un réservoir supplémentaire de 3.000 m3 sur le « Widdebierg » (388 m NN), destiné à devenir le nouveau centre du système régional d’approvisionnement en eau potable -
le raccordement de cet ouvrage au réseau du SEBES à partir de la chambre à vannes d’Ernster -
la pose de conduites de distribution vers les zones à alimentation en eau déficitaire ; -
la recherche de nouvelles disponibilités par le forage de puits de captage et/ou la mise en valeur de sources supplémentaires. Ces idées sont accueillies favorablement par les communes concernées. Leur mise en pratique se heurte cependant, dans l’immédiat au problème du financement. Suite à l’accord du Ministère de l’Économie de prendre en charge 85% du coût des infrastructures destinées à approvisionner les zones industrielles régionales, le dossier évolue enfin favorablement et les premiers travaux peuvent débuter en juin 1992.
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